• John
  • Felde
  • University of Maryland
  • USA

Latest Posts

  • James
  • Doherty
  • Open University
  • United Kingdom

Latest Posts

  • Andrea
  • Signori
  • Nikhef
  • Netherlands

Latest Posts

  • CERN
  • Geneva
  • Switzerland

Latest Posts

  • Aidan
  • Randle-Conde
  • Université Libre de Bruxelles
  • Belgium

Latest Posts

  • Sally
  • Shaw
  • University College London
  • UK

Latest Posts

  • Richard
  • Ruiz
  • Univ. of Pittsburgh
  • U.S.A.

Latest Posts

  • Laura
  • Gladstone
  • University of Wisconsin, Madison
  • USA

Latest Posts

  • Seth
  • Zenz
  • Imperial College London
  • UK

Latest Posts

  • Michael
  • DuVernois
  • Wisconsin IceCube Particle Astrophysics Center
  • USA

Latest Posts

  • Emily
  • Thompson
  • USLHC
  • Switzerland

Latest Posts

  • Ken
  • Bloom
  • USLHC
  • USA

Latest Posts

CERN (Francais) | Geneva | Switzerland

View Blog | Read Bio

Que réserve 2013 pour le CERN?

En 2012, l’année du Dragon a retenti avec un rugissement: une belle découverte et une meilleure compréhension du fonctionnement de la matière. Qu’en sera-t-il de l’année du Serpent pour le CERN ? Ce serpent pourrait bien représenter la longue et sinueuse route qui nous attend avec tous les projets de préparation du Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) à une exploitation à plus haute énergie.

Lundi 11 février à 6:00 heure de Genève, le LHC mettra fin aux collisions de particules, marquant le début de travaux d’améliorations d’envergure pour tous les accélérateurs du CERN. Ce sera la première des trois longues pauses prévues pour permettre des améliorations au principal accélérateur, le LHC. Le but est de pouvoir augmenter l’énergie, passant de 8 TeV à 13, voire même 14 TeV. Et qui dit plus grande énergie, dit possibilité de découvrir des particules encore plus lourdes.

Il ne s’agit pas de jouer à qui trouvera la plus grosse particule, mais bien de trouver le passage secret vers de nouvelles théories.

Puisque l’énergie (E) et la masse (m) sont en fait deux formes différentes d’une même essence, comme le stipule l’équation bien connue E = mc2, où c2 agit comme un facteur de conversion entre les deux, lorsqu’on augmente l’énergie on peut créer des particules plus massives et jamais observées auparavant. Cela accroîtra aussi le taux de production de particules connues – comme le nouveau boson récemment découvert – et nous permettra de mieux les étudier.

La découverte de nouvelles particules nous indiquerait ce qui existe d’autre dans l’Univers. A ce jour, le Modèle Standard de la physique des particules décrit seulement la partie visible de l’iceberg, soit la matière qui nous compose, nous et toutes les galaxies. Mais on sait que la matière noire existe, même si les scientifiques n’ont aucune idée sur sa véritable nature. On sait juste qu’elle compte pour 26% de la matière contenue dans l’Univers alors que la matière ordinaire fait à peine 4%. Le reste, soit 70% du contenu de l’Univers, vient sous une forme d’énergie inconnue appelée énergie sombre qui est responsable de l’accélération du taux d’expansion de l’Univers.

Loin d’être une période de repos, cette longue pause promet d’être intense pour tous les gens du labo. Les physiciens et physiciennes des accélérateurs, ingénieur-e-s et personnel technique s’affaireront aux diverses consolidations et améliorations nécessaires. Pour le LHC, le gros du travail consistera à ouvrir les 1695 interconnexions  entre les cryostats des aimants et à renforcer chacune des 10170 jonctions électriques entre les aimants dipôles et quadripôles.

On prévoit la réouverture du complexe des accélérateurs en 2014, avec la reprise complète des opérations du LHC en 2015.

Pratiquement toutes les expériences du CERN seront améliorées, non seulement celles opérant au LHC mais aussi celles utilisant les faisceaux des plus petits accélérateurs.

Les expérimentalistes termineront leurs analyses, souvent après avoir tout optimisé les données accumulées avec les plus récents algorithmes de calibration et de reconstruction. Ceci assurera que de nouveaux résultats continueront à être publiés régulièrement.

Finalement, le CERN tiendra une journée « portes ouvertes » dimanche le 29 septembre pour le grand public. Une occasion inoubliable de voir ce qui tient des milliers de scientifiques si occupé-e-s. A ne pas manquer.

Pauline Gagnon

Pour être averti-e lors de la parution de nouveaux blogs, suivez-moi sur Twitter: @GagnonPauline ou par e-mail en ajoutant votre nom à cette liste de distribution

Share

Tags:

4 Responses to “Que réserve 2013 pour le CERN?”

  1. fermin saez soler says:

    Plutot qu’expension, ne serait se qu’une Relation du temps l’energie noire de la cuvee des gravitons?

    • CERN (Francais) says:

      Merci pour cette suggestion même si je comprend mal votre idée mais chose certaine, personne ne sait ce que c’est. On peut faire bien des suppositions mais au final, seules les idées qu’on pourra tester et seules celles qui passeront l’épreuve de vérifications expérimentales vaudront la peine d’être retenues.

      Pauline

  2. CERN (Francais) says:

    Chère Pauline,

    J’ai encore une fois beaucoup bénéficié de votre blog, le premier de 2013. Merci. Il est notamment intéressant de savoir que l’année peut être fructueuse en résultats même si les accélérateurs resteront immobiles. Par ailleurs, ce qui m’a le plus frappé est cette phrase d’apparence simple mais qui, si je ne me trompe, est très significative et elle me permet de réfléchir sur le sujet dans un contexte plus pertinent ”A ce jour, le Modèle Standard de la physique des particules décrit seulement la partie visible de l’iceberg, soit la matière qui nous compose, nous et toutes les galaxies”. Pour que je puisse mieux comprendre, j’espère que vous me permettrez de vous poser une question à ce sujet. Votre phrase commence par ”à ce jour”, voulez vous dire par cette expression qu’un jour le Modèle Standard serait capable d’expliquer une partie significative de ce que l’on ne connaît pas aujourd’hui pour ce qui est des formes de matière; ou bien que ce que le Modèle Standard explique à ce jour sur la matière décrit seulement la partie visible de l’iceberg. Et comme vous dites plus haut: ”Il ne s’agit pas de jouer à qui trouvera la plus grosse particule, mais bien de trouver le passage secret vers de nouvelles théories;’ cela me fait penser à de nouvelles théories qui dépasseraient -sans nécessairement le contredire-le Modèle Standard. J’hésite entre les deux interprétations de vos phrases, avec un petit penchant pour la deuxième. En même temps, je me demande aussi si la distinction est pertinente.
    J’espère que ma question n’est pas dénuée de tout sens!

    Cordialement

    Yusuf

    • CERN (Francais) says:

      Bonjour Yusuf,

      bien contente de voir que ce blog a soulevé des questions intéressantes.

      Vous avez bien compris: il s’agit bien de la deuxième option que vous décrivez. Depuis plusieurs années, les théoriciennes et théoriciens travaillent à imaginer une théorie plus complète qui irait plus loin que le modèle Standard, sans toutefois le contredire. Ce serait donc une extension au modèle pour palier à ses limitations.

      On sait que ce modèle fonctionne: ses prédictions sont étonnamment juste, allant parfois jusqu’à la dixième décimale! Mais il lui manque quelque chose puisqu’elle ne peut expliquer que la matière ordinaire, sans inclure la matière noire. Il faut donc élaborer sur ce modèle et le transcender. C’est là tout le défi: ce n’est pas facile de tout garder ce qui fonctionne et d’y ajouter d’autres éléments sans que cela nuise à la théorie initiale. C’est un peu comme si on essayait de faire une bicyclette améliorée et de lui ajouter deux petites roues supplémentaires pour accroitre sa stabilité sans l’empêcher de pouvoir prendre les virages aussi vite qu’avant. Un genre de roues rétractables mais très solides, qui n’alourdirait pas trop le vélo et qui sauraient se faire oublier au point qu’on aurait pas soupçonner leur existence jusqu’à maintenant.

      Voilà. tout ça pour dire qu’on a encore bien du pain sur la planche.

Leave a Reply

Commenting Policy