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CERN (Francais) | Geneva | Switzerland

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Comment attirer, embaucher et retenir plus de femmes en sciences

Le 27 mars, trois jeunes femmes du CERN ont participé par vidéoconférence au « Forum des Jeunes » du Conseil Economique et Social (ECOSOC) des Nations Unies. Elles y ont présenté une série de recommandations pour améliorer la situation des femmes en sciences. Durant ce forum, des jeunes gens avaient été invité-e-s à contribuer leurs idées pour améliorer le monde, rien de moins!

ECOSOC sollicite les contributions des jeunes jusqu’au 1er juillet, date prévue d’une rencontre des gouvernements mondiaux à Genève pour discuter de sciences, de la technologie, de l’innovation et de la culture. Une déclaration commune sera alors adoptée pour prendre action dans ces domaines.

Au début de la rencontre, le Secrétaire-Général M. Ban Ki-moon a demandé aux participant-e-s si les Nations Unies en faisaient suffisamment pour les jeunes. Un « non » retentissant lui répondit. Par contre, la réponse fut à l’opposé lorsqu’il s’enquit si l’ONU pouvait en faire davantage.

Cette rencontre avec ECOSOC a permis au CERN pour une première fois de collaborer directement avec une organisation de l’ONU depuis l’obtention du statut d’observateur à l’assemblée générale de l’ONU en décembre dernier.

Ces trois étudiantes parlaient durant la session « Femmes en Sciences » au nom d’un groupe de jeunes femmes scientifiques travaillant au CERN qui s’étaient réunies pour élaborer une série de recommandations visant à améliorer la situation des femmes en sciences.

Kate Pachal, une jeune Canadienne étudiant à l’université d’Oxford a résumé en trois points ce qui pourrait être fait pour attirer davantage de jeunes femmes en sciences :

  • Combattre les stéréotypes à tous les niveaux : Accroitre la représentation des femmes dans les manuels scolaires et inclure plus de femmes dans l’énoncé des problèmes. Utiliser un langage non-sexiste en référence aux scientifiques. Augmenter la visibilité des femmes scientifiques dans la culture en général en donnant plus de place aux femmes dans les médias.
  • Aider les jeunes à se bâtir une forte identité de scientifique:s Les étudiant-e-s qui ne se sentent pas compétent-e-s en sciences ne choisiront forcément pas une carrière scientifique. Les encouragements des professeur-e-s, de la famille et des ami-e-s sont donc essentiels pour que les jeunes filles croient en leur propre compétence. En classe, discuter de l’actualité scientifique, encourager les jeunes à poser des questions ou offrir la possibilité de superviser d’autres élèves sont autant d’activités qui peuvent renforcir ce sentiment de compétence. Les discussions sur la sous-représentation des femmes en sciences aident aussi les jeunes filles à comprendre que le problème ne vient pas d’elles mais bien de l’extérieur, qu’il est d’origine sociale.
  • Fournir des modèles féminins et des mentors aux jeunes femmes. Le faire à tous les niveaux. Organiser des foires aux carrières pour renforcir l’estime de soi des jeunes filles et créer des occasions de discussion avec d’autres jeunes filles confrontées aux mêmes questions.

Sarah seif el Nasr, une doctorante du CERN d’origine égypto-canadienne a suggéré quelques pistes pour renforcer l’embauche de femmes en physique et en sciences en général:

  • Instituer un processus d’embauche anonyme. Le genre de l’appliquant-e devrait être masqué durant le processus de sélection jusqu’à l’entretien final afin d’éviter toute rejection biaisée. Une étude a en effet démontré qu’hommes et femmes font tous les deux preuve de discrimination à l’embauche basée sur le genre. Par contre, le nombre de femmes musiciennes de cinq grands orchestres a triplé lorsque les postulant-e-s passaient l’audition derrière un rideau.
  • Mettre en place des congés parentaux équitables. Les hommes comme les femmes devraient bénéficier de congés parentaux identiques et les hommes devraient être fortement encourager à les prendre. Les jeunes femmes en âge de procréer seraient ainsi moins exposées au risque de discrimination à l’embauche si les jeunes pères étaient tout aussi susceptibles de s’absenter pour congé parental.  Des positions partagées permettraient aussi aux jeunes parents des deux genres de partager les responsabilités familiales.
  • Aider les conjoint-e-s à obtenir une position. Les institutions devraient prendre en compte les conjoint-e-s dans le processus d’embauche. La moitié des physiciennes ont des conjoint-e-s de niveau d’éducation semblable contrairement à seulement 20% des physiciens. Les institutions devraient tenir compte des conjoint-e-s avant d’engager le processus de sélection, ce qui permettrait aux femmes de trouver un emploi sans menacer leur vie de couple.

Finalement, Barbara Millan Mejias, une étudiante vénézuélienne de l’université de Zurich a suggéré quelques façons pour retenir davantage de femmes en sciences :

  • Assigner des « mentors »  aux jeunes femmes débutant leur carrière. Les mentors devraient être différent-e-s des superviseur-e-s  et être soutenu-e-s par l’institution. Ces mentors s’assureraient que les jeunes femmes progressent adéquatement, qu’elles reçoivent le soutien financier et matériel dont elles ont besoin, qu’elles participent à des conférences et ont l’occasion de présenter leurs résultats. Les mentors devraient pouvoir aviser les jeunes scientifiques tant au niveau professionnel qu’académique.
  • Organiser des discussions sur les questions de genre durant les grandes conférences scientifiques. Les hommes manquent souvent d’information sur les difficultés particulières auxquelles les femmes sont confrontées en science et ont peu l’occasion d’en discuter même lorsqu’ils sont ouverts à ces questions. Les hommes sont parfois inconsciemment discriminatoires envers les femmes, ce qui pourrait être éviter avec un minimum d’éducation.
  • Organiser des conférences spécifiquement pour les femmes où les jeunes femmes pourraient prendre conscience des contributions importantes faites par les femmes et s’en trouver renforcées. Ceci donnerait aussi l’occasion aux femmes de rencontrer leurs semblables, de trouver du soutien au besoin et de discuter ensemble des difficultés auxquelles elles sont confrontées.
  • Mise en place de congés parentaux équitables. Ce point est essentiel non seulement à l’embauche mais aussi pour retenir plus de jeunes femmes en sciences.

Toutes ces propositions pourraient être mise en place non seulement au CERN et autres grands centres de recherches, mais aussi dans les universités. Espérons que la voix de ces jeunes femmes sera entendue.

Pauline Gagnon

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