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Posts Tagged ‘Fidecaro’

CERN will be celebrating its 60th anniversary this year. That means 60 years of pioneering scientific research and exciting discoveries. Two Italian physicists, Maria and Giuseppe Fidecaro, remember nearly all of it since they arrived in 1956. Most impressively, they are still hard at work, every day!

The couple is easy to spot, even in the cafeteria during busy lunchtimes, where they usually engage in the liveliest discussions. “We argue quite a lot,” Maria tells me with a big smile. “We have very different styles.” “But in general, in the end, we agree,” completes Giuseppe.

Fidecaro-3-smallPhoto credit: Anna Pantelia, CERN

In October 1954, Giuseppe went to the University of Liverpool as a CERN Fellow to do research with their brand new synchrocyclotron. Maria also joined, having obtained a fellowship from the International Federation of University Women. After getting married in July 1955, they carried out experiments on pions, Giuseppe with a lead glass Cerenkov counter, Maria with a diffusion chamber.

In summer 1956, both moved to Geneva, and Maria got a CERN fellowship. “There were only about 300, maybe 400 people at CERN then”, explains Maria. A beautiful mansion called “Villa de Cointrin” housed the administrative offices on the airport premises, while physicists had their offices in nearby barracks.

Giuseppe was assigned to the Synchrocyclotron Division.  This was the first accelerator built at CERN and was operated from 1957 until 1990. Giuseppe set up a group and prepared the basic equipment for experiments  that was used in 1958 for a successful search for pions decaying into an electron and a neutrino. This was a hot topic at the time and was the first experiment involving a CERN accelerator. “The news went all over the world overnight”, recalls Giuseppe. Recently refurbished, the synchrocyclotron will soon become a permanent exhibit at CERN.

Meanwhile, Maria worked on a novel method to provide polarised proton beams.  As she recalls: “It was just a mere 10 years after the end of the war. The war feelings were still very much there”. “But it was really easy to work with each other,” Giuseppe adds, “everybody got along; we all had a common goal.”

Although there were very few women when she started, Maria feels she was respected by her peers. “In my group, I was simply one of them”, she comments.

Today, long after most have retired, they have both chosen to remain active and are still doing research but of another style.  Giuseppe delves in the history of physics while Maria is happy to revisit some of her past work, making sure she did not overlook any important detail. “In the heat of the moment, with the beams on and everything, there was no time to have a broad view”, she explains. “It’s a pleasure to go back and gain a deeper insight, and put our work in perspective with respect to what was going on at CERN and elsewhere”.

Both agree: every moment was good. “Having gone through all of it for 60 years is what has been best”, Maria says. “It was great to be able to pioneer so many different experiments”, adds Giuseppe, “and to share work with so many interesting people”.   Maria confirms “Life has been kind to us”.

Pauline Gagnon

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Le CERN célébrera cette année son 60e anniversaire. Cela signifie 60 ans de recherche scientifique et de découvertes passionnantes. Une physicienne et un physicien italiens se souviennent de presque tout. En effet, Maria et Giuseppe Fidecaro ont commencé à travailler au CERN en 1956. Fait encore plus surprenant, on les y retrouve encore tous les jours !

Le couple est facile à repérer, même lorsque la cafétéria est bondée le midi : ils sont toujours lancés dans des discussions animées. « Nous nous disputons beaucoup, me confie Maria avec un grand sourire. Nous avons des styles très différents. » « Mais en général, à la fin, nous nous mettons d’accord », précise Giuseppe.

Fidecaro-3-smallPhoto: Anna Pantelia, CERN

En octobre 1954, Giuseppe part pour l’Université de Liverpool, pour travailler avec leur tout nouveau synchrocyclotron. Maria en fait de même, ayant obtenu une bourse de la Fédération internationale des femmes universitaires. Après leur mariage, en juillet 1955, ils travaillent sur les pions : Giuseppe, avec un détecteur Cherenkov de verre et de plomb, et Maria, avec une chambre à diffusion. À l’été 1956, les deux chercheurs s’installent à Genève, où Maria a obtenu une bourse du CERN. « Il y avait alors seulement 300, peut-être 400 personnes au CERN », se souvient-elle. Près de l’aéroport, un bel hôtel particulier, appelé « La Villa de Cointrin », abritait les bureaux administratifs, tandis que les physicien(ne)s avaient leurs bureaux dans des baraques voisines.

Au CERN, Giuseppe est assigné à la division Synchrocyclotron. C’était le premier accélérateur du Laboratoire et il fut exploité de 1957 à 1990. Giuseppe y monta un groupe et prépara l’équipement expérimental de base. Le synchrocyclotron fut utilisé en 1958 pour une recherche fructueuse sur les désintégrations de pions en électrons et neutrinos. Ce mode de désintégration n’avait jamais été observé, ce qui soulevait bien des questions à l’époque. C’était la première expérience impliquant un accélérateur au CERN. « La nouvelle a fait le tour du monde ! », se réjouit encore Giuseppe. Le synchrocyclotron a depuis été réhabilité et deviendra bientôt une exposition permanente.

Maria, quand à elle, travaille à l’époque sur une nouvelle méthode visant à fournir des faisceaux de protons polarisés. « C’était à peine dix ans après la fin de la guerre, se souvient-elle. Les souvenirs des conflits étaient encore présents. » « Mais il était vraiment facile de travailler les uns avec les autres. Tout le monde s’entendait bien. Nous avions un but commun », ajoute Giuseppe. Bien que les femmes étaient très peu nombreuses quand elle a commencé, Maria se sentait respectée par ses collègues. « Dans mon groupe, j’étais simplement une scientifique parmi d’autres », fait-elle remarquer.

Alors que la plupart de leurs collègues sont depuis longtemps partis à la retraite, les deux chercheurs ont choisi de rester actifs et font toujours de la recherche, mais dans un style différent. Giuseppe s’intéresse à l’histoire de la physique, tandis que Maria est heureuse de revisiter une partie de son travail passé, s’assurant de ne pas avoir oublié de détails importants. « Dans le feu de l’action, avec les faisceaux et tout le reste, on n’avait pas le temps de prendre de recul sur nos recherches, explique-t-elle. C’est un plaisir aujourd’hui de revenir en arrière, d’avoir une vue plus approfondie et de remettre notre travail dans le contexte de l’époque, du CERN et d’ailleurs. »

Tous les deux sont d’accord : chaque moment était bien. « Le meilleur, c’est d’avoir pu prendre part à tout cela pendant 60 ans », confie Maria. Giuseppe ajoute : « C’était super de pouvoir participer en tant que pionniers à autant d’expériences différentes et d’avoir pu partager le travail de tant de personnes intéressantes ». Et Maria de conclure : « La vie a été gentille avec nous. »

Pauline Gagnon

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