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Le football et la science

Google m’a demandé d’expliquer en quelques lignes pourquoi je fais partie du jury du concours Google Science Fair, et ce qui m’a attiré vers le monde de la science. Je me souviens que, lorsque j’étais enfant, j’avais deux passions : l’équipe de football de ma région, le VfB Stuttgart, et le désir de savoir de quoi les choses étaient faites, jusqu’à l’infiniment petit.

Je n’étais pas le premier à me poser cette question. L’atomisme, l’idée qu’il existe de petits éléments indivisibles composant toute réalité existante, remonte aux philosophes Leucippe et Démocrite, dans la Grèce antique. Le fait que ces questions soient si anciennes m’amène à penser que cette curiosité n’est pas l’apanage des seuls scientifiques, mais qu’elle est inhérente à l’être humain.

Mon intuition se confirme aisément : il suffit de demander aux gens ce qu’ils pensent de nous, au CERN, et ils répondront à chaque fois que, même si notre activité est parfois difficile à saisir, il est important de s’efforcer de comprendre la nature fondamentale de l’Univers. Autrement dit, la science inspirée par la curiosité jouit d’un large soutien.

Enfant, je ne me suis jamais considéré comme un scientifique en herbe, j’étais simplement curieux. Les « outils de recherche » que je choisissais pour satisfaire ma curiosité étaient des jeux de construction, comme les briques Lego. Je pouvais passer des heures à y jouer. Souvent, je ne réussissais pas à créer du premier coup ce que j’avais en tête, mais, en persévérant, je finissais toujours par y arriver. Là encore, je suppose que je n’étais pas le seul. Pour moi, c’étaient les jeux de construction, pour d’autres, les kits de chimie ou les loupes binoculaires ; j’ai le sentiment que la plupart des enfants avec qui j’ai grandi faisaient de la science, d’une manière ou d’une autre. Je pense que tous les enfants ont naturellement une démarche scientifique ; mais, lorsqu’ils grandissent, beaucoup semblent se désintéresser de ces questions. C’est pour cela que j’ai accepté de participer au jury de ce concours. Je suis convaincu que ce dernier est un excellent moyen d’encourager et de susciter un intérêt pour la science chez les jeunes, à un âge crucial.

Ce qui me plaît dans le Google Science Fair, c’est qu’il s’agit d’encourager les jeunes du monde entier à ne pas oublier l’attitude scientifique de l’enfance. Le concours montre que la science peut rassembler et il encourage les jeunes à mettre en œuvre un processus scientifique et à le suivre du début à la fin. En tant que membre du jury, je serai attentif aux projets qui vont au-delà des limites. Et si le jeune s’est heurté à des difficultés, j’estime que c’est plutôt une bonne chose : comme je l’avais appris avec mes constructions, ce sont nos erreurs qui nous permettent d’avancer.

Je rêve de voir accorder à la science un rôle plus important dans la société. Bien sûr, elle a déjà une grande place, ne serait-ce que du fait de toutes les technologies que nous utilisons sans même y prêter attention ; ce que je souhaite, c’est que les gens parlent de science comme ils parlent de football. Ce serait formidable si lors d’un micro-trottoir, lorsqu’on demande : « quels sont vos centres d’intérêt ? », les gens répondaient : « le football et la science ». La science mérite de se trouver au centre de toutes les discussions. Suis-je en train de rêver ? Peut-être, mais je crois que des initiatives comme celles du Google Science Fair pourront contribuer à faire de mon rêve une réalité.

Rolf Heuer

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