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Posts Tagged ‘CERN’


À l’occasion de l’ouverture de l’appel à candidature 2013 de “Sciences à l’Ecole” pour l’accueil d’enseignants français au CERN durant une semaine, nous publions ces jours-ci le journal quotidien plein d’humour de Jocelyn Etienne qui a suivi ce programme l’année dernière, au mois de novembre dernier.

 

La visite s’accélère !
Jeudi 08 novembre 2012

Un élément d’un accélérateur (je ne sais plus lequel).

Un élément d’un accélérateur (je ne sais plus lequel).

La journée commence par une citation de notre collègue Joseph : « si tu veux pas entendre parler de protons, va à Conforama ! » Notre guide ce matin s’appelle François. Il est belge et ingénieur en informatique. Il nous présente le site LINAC-LEIR où l’on trouve tous ce qu’il faut pour préparer les noyaux que l’on va injecter ensuite dans les différents accélérateurs. Il porte un détecteur de radioactivité pour mesurer les doses qu’il reçoit dans une journée. D’ailleurs, il y a des détecteurs de radioactivité à l’entrée et à la sortie du CERN, et gare à celui qui a subi une injection de radio-isotopes pour une analyse médicale, il va sonner aux portiques pendant une semaine (c’est déjà arrivé). Sinon, en cas de problème, faire le 74444 (les pompiers).

Mario Campanelli est un physicien italien qui travaille sur le projet ATLAS (après le Tevatron aux USA, Gran Sasso en Italie…), ce n’est pas une tablette tactile même géante qui va lui faire peur !

Mario Campanelli et sa  tablette tactile géante.

Mario Campanelli est un physicien italien qui travaille sur le projet ATLAS (après le Tevatron aux USA, Gran Sasso en Italie…), ce n’est pas une tablette tactile même géante qui va lui faire peur.

DSC04253Il nous montre une représentation quasiment en temps réel des informations qui circulent  sur le réseau de calcul du CERN à travers le monde. Il s’agit du GRID, sorte de WEB des logiciels, un partage réseau mondial dont on voit un bout à droite, nécessaire pour traiter les milliards de données qu’engendrent les collisions de particules dans le LHC (sous linux toujours).

On appelle ce lieu le CCC : le Centre de Contrôle du CERN. On voit les personnels à travers une vitre mais la plupart ne contrôle rien à l’instant car un apéro est organisé pour fêter les objectifs de puissance atteints. Tout est prétexte pour ne plus mettre un coup de rame hein ?!

On appelle ce lieu le CCC : le Centre de Contrôle du CERN. On voit les personnels à travers une vitre mais la plupart ne contrôle rien à l’instant car un apéro est organisé pour fêter les objectifs de puissance atteints. Tout est prétexte pour faire la fête hein ?!

A 11h, petite pause conférence (Solène Chevalier-Théry de Sciences à l’école puis Morgan Piezel professeur, pour l’exploitation de ce stage dans nos lycées) dans la salle où a été annoncée la découverte du Higgs, ou en tout cas, quelque chose qui s’en rapproche. Les physiciens que nous rencontrons espèrent d’ailleurs que ce n’est pas exactement le boson prévu par le Modèle Standard, car alors… ça serait trop simple.

DSC04278
La soirée se termine avec une partie de quarks poker, un jeu inventé par le physicien retraité Patrick Roudeau. En comprendre les règles fut un des exercices les plus difficiles de la semaine.

À suivre…

Jocelyn Etienne est enseignant au lycée Feuillade de la ville de Lunel.

Pour soumettre sa candidature pour la prochaine session du stage au CERN, c’est par ici.


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A Little Bit of the Higgs Boson for Everyone

Hi All,

This post is long overdue but nonetheless I am thrilled to finally write it. We have discovered the a some  ??? Higgs boson, and it is precisely my trouble writing this very sentence that inspires a new post. CERN‘s press office has keenly presented a new question in particle physics known as the Definite Article Problem:

Have we discovered “a” Higgs boson or “the” Higgs boson?

We can express the Article problem in another way:

Are there more Higgs bosons?

Before I touch upon that problem, I want to explain about why the Higgs boson is important. In particular, I want to talk about the Sun! Yes, the Sun.

asd

The Higgs Boson and Electroweak Symmetry Breaking is Important because the Sun Shines.

Okay, there is no way to avoid this: I really like the sun.

Slide Credit: Mine. Image Credit: GOES Collaboration

It shines. It keeps the planet warm. There is liquid water on Earth, and some very tasty plants too.

Slide Credit: Mine. Image Credit: NobelPrize.org

At the heart of the Sun is a ranging nuclear furnace and involves two types of processes: (1) those that involve the Strong nuclear force and (2) those that involve the Weak nuclear force (look for the neutrinos!). The two types of processes work together in a solar relay race to complete a circuit, only to do it over and over again for billions of years. And just like a real relay race, the speed at which the circuit is finished is set by the slowest member. In this case, the Weak force is the limiting factor and considerably slows down the rate at which the sun could theoretically operate. If we make the Weak force stronger, then the Sun would shine more brightly. Conversely, if we make the Weak force even weaker, the Sun would be dimmer.

Slide Credit: Mine. Image Credit: NobelPrize.org

From studying the decays of radioactive substances, we have learned that the rate of Weak nuclear processes is set by a physical constant called Fermi’s Constant. Fermi’s Constant is represented by symbol GF. From study the Higgs boson and the Higgs Mechanism, we have learned that Fermi’s Constant is literally just another constant, v, in disguise. This second physical constant (v) is called the Higgs “vacuum expectation value” , or “vev” for short, and is the amount of energy the Higgs field has at all times relative to the vacuum.

The point I want to make is this: If we increase the Higgs vev, Fermi’s Constant gets smaller, which reduces the rate of Weak nuclear interactions. In other words, a larger Higgs vev would make the sun shine less brightly. Going the other way, a smaller Higgs vev would make the sun shine more brightly. (This is really cool!)

Slide Credit: Mine. Image Credit: Jacky-Boi

The Higgs vev is responsible for some other things, too. It is a source of energy from which all elementary particles can draw. Through the Higgs Mechanism, the Higgs field provides mass to all elementary particles and massive bosons. One would think that for such an important particle we would have a firm theoretical understanding it, but we do not.

Credit: Mine

We have a very poor theoretical understanding of the Higgs boson. Among other things, according to our current understanding of the Higgs boson, the particle should be much heavier than what we have measured.

Credit: Mine

The Definite Article Problem

There are lots of possible solutions to the problems and theoretical inconsistencies we have discovered relating to the Standard Model Higgs boson. Many of these ideas hypothesize the existence of other Higgs bosons or particles that would interact like the Higgs boson. There are also scenarios where Higgses have identity crises: the Higgs boson we have observed could be a quantum mechanical combination (superposition) of several Higgs bosons.

I do not know if there are additional Higgses. Truthfully, there are many attractive proposals that require upping the number Higgs bosons. What I do know is that our Higgs boson is interesting and merits much further studying.

...

Credit: Mine

Happy Colliding

- richard (@bravelittlemuon)

PS In case anyone is wondering, yes, I did take screen shots from previous talks and turn them into a DQ post.

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À l’occasion de l’ouverture de l’appel à candidature 2013 de “Sciences à l’Ecole” pour l’accueil d’enseignants français au CERN durant une semaine, nous publions ces jours-ci le journal quotidien plein d’humour de Jocelyn Etienne qui a suivi ce programme l’année dernière, au mois de novembre dernier.

 

Dans les cavernes des géants
Mercredi 07 novembre 2012

La matinée est animée par un physicien autrichien guide alpin hyperactif dont je n’ai pas saisi le nom mais que je devrais pouvoir retrouver avant la fin du séjour dans un lieu où même le boson de Higgs est détectable (edit : Michael Hoch en fait). Il nous amène voir les sites où se trouvent deux gigantesques détecteurs de particules, CMS et ATLAS, placés à l’endroit où les faisceaux de protons du LHC se rencontrent.

Avant cela, rapide visite dans un site où un bout du LHC est exposé. On y voit les deux conduits dans lesquels les faisceaux de protons circulent quasiment à la vitesse de la lumière, et dans des sens opposés.

DSC04163Quatre fois sur les 27 km, ces 2 tuyaux se croisent pour causer les collisions qui sont analysées par CMS et ATLAS (mais aussi LHCb et ALICE). Le module sur lequel je m’appuie sur la photo comporte aussi des électroaimants supraconducteurs refroidis à -271°C par de l’hélium liquide. Les aimants servent plus ou moins à diriger et comprimer le faisceau, son accélération se faisant en d’autres points à l’aide de champ électrique haute fréquence. Mais tout ça ne peut-être vu en fonctionnement car cela se situe à 100 m sous terre et de plus, les radiations émises pourraient nuire à mon cuir chevelu.

DSC04181

À CMS, c’est le physicien Jean Fay qui nous fait visiter les locaux avec grandes compétence et gentillesse. Bien que l’on ne puisse pas approcher le détecteur (mais l’affiche de la photo donne une idée de sa taille), une salle de contrôle de la bestiole nous est accessible.

DSC04169_CMSLe système d’exploitation est linux car les pannes windows sont à proscrire… C’est le monsieur qui me l’a dit. Je résume sa pensée : « Vindoze, c’est bon pour les présentations poveurpoïnt, et encore… »

Attends, je dois vérifier un truc… non, c’est bon en fait !

Attends, je dois vérifier un truc… non, c’est bon en fait !

Vite, il nous faut retourner vers ATLAS. Il se situe en fait vers le CERN, alors que CMS est diamétralement opposé, et en France si j’ai bien tout compris.

C’est un physicien retraité à l’esprit vif comme un neutrino qui nous guide : Klaus Bätzner. Le site ATLAS est plus orienté vers le public car il est proche du CERN et sans doute plus accessible. Une salle de projection 3D est mise à notre disposition. Équipés de lunettes et d’un casque, la vidéo qu’on nous présente est impressionnante.

La salle de contrôle est pleine de grands écrans, de petits écrans, de claviers, et de gens qui regardent des écrans tout en pianotant sur les claviers. Ils sont comme dans un aquarium et on peut les observer sans trop interférer avec leur comportement. :)

Après le déjeuner avalé en vitesse, direction la salle du conseil pour écouter l’excellent Fabrice Piquemal du CNRS nous parler des neutrinos. Ça tombe bien, les détecteurs précédents ne font qu’extrapoler la présence de neutrinos lors d’une collision, par calcul de l’énergie manquante. Les neutrinos ont la fâcheuse tendance à traverser la matière comme qui rigole, et ne vont pas plus vite que la lumière contrairement à une idée faussement répandue.

Le soir, nous nous retrouvons à Genève après avoir sagement suivi la ligne 14. Le dîner se déroule dans un restaurant où des musiciens jouent avec tout ce qui leur passe sous la main : scie, cuillère, cloche, parfois même des instruments de musique à condition qu’ils fassent plus de 3 mètres. Exténué, retour vers 23 h au CERN.

 

À suivre…

Jocelyn Etienne est enseignant au lycée Feuillade de la ville de Lunel.

Pour soumettre sa candidature pour la prochaine session du stage au CERN, c’est par ici.


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Chambre à brouillard: la chasse aux particules commence !
Mardi 06 novembre 2012

Aujourd’hui, construction d’une chambre à brouillard, alors que le Soleil décide enfin à se montrer ! C’est l’écossais Wilson qui en a inventé le procédé en 1911 (avant de recevoir le Nobel en 1927) pour détecter la trajectoire des particules. Pour nous, de la carboglace, un peu d’isopropanol et de bricolage, et l’on voit des muons issus de particules cosmiques laisser une trace de leur passage.Oulala! (Vue en vidéo d’un muon grâce à la chambre à brouillard)
Mick Storr en pleine explication

On a beau être dans un des plus grands centre de recherche fondamentale du monde, rien de vaut un tableau noir et une craie (cette dernière difficile à trouver par ici parait-il).

 

Les conférences du jour :

David Rousseau (IN2P3 / LAL-Orsay) nous confirme la découverte presque peut-être sûre du boson de Higgs, en tout cas, si c’est pas lui, c’est quand même quelque chose. Il travaille sur le détecteur ATLAS, il doit savoir de quoi il parle. Il y a des détecteurs sur le LHC, comme ATLAS et CMS  et chacun est un monstre de technologie et de compétences, et tous deux confirment indépendamment la détection du Higgs (c’est comme ça qu’on dit).

Julien Lesgourgues (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) nous parle de la courbure de l’espace qui en fait est plat, à moins que ce ne soit l’inverse, mais j’arrive un quart d’heure en retard…

Sylvie Rosier-Lees du CNRS/IN2P3 au laboratoire d’Annecy, s’occupe du détecteur spatial AMS (spectromètre magnétique Alpha ndlr), accroché à l’ISS. AMS s’occupe des particules cosmiques, et il y en a qui viennent de très loin ! (ici: les dernières new d’AMS ndlr).

Crédit: Jocelyn Etienne.

A droite, la personne semblait coder un programme pour un traitement graphique de données, mais il basculait souvent sur son compte facebook… tsss tsss tsss… Pour les connaisseurs, son portable est sous Xubuntu.

Enfin, Corinne Berat du CNRS/IN2P3 au laboratoire de Grenoble a plus les pieds sur Terre. Son joujou se trouve en Argentine et détecte les rayons cosmiques (encore) qui arrivent au sol après avoir éclaboussé l’atmosphère d’une multitude de particules (des gerbes…). L’observatoire Pierre Auger recouvre quelque chose comme 3000 km² et se délecte des particules de haute énergie provenant peut être de collisions de galaxies ou de supernovae.

Après le repas du soir, je me rends à une conférence dans le cadre de « The 4th International Conference on Particle and Fundamental Physics in Space ». Aujourd’hui, William H. Gerstenmaier de la NASA qui nous présente in English, les recherches faites sur l’ISS. La vidéo finale (un film qui compile les plus belles vues de la Terre prises de la station) est absolument sublime.

 

 

Earth from Michael König – Même ceux qui ont bossé sur leur ordinateur (occupés à coder ou traiter les informations du LHC) toute la durée de la présentation sans écouter un mot du conférencier, stoppent leur activité pour regarder le film. on Vimeo.

A suivre…

Jocelyn Etienne est enseignant au lycée Feuillade de la ville de Lunel.

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A l’occasion de l’ouverture de l’appel à candidature 2013 de “Sciences à l’Ecole” pour l’accueil d’enseignants français au CERN durant une semaine, nous publions ces jours-ci le journal quotidien plein d’humour de Jocelyn Etienne qui a suivi ce programme l’année dernière, au mois de novembre dernier.


Bienvenue en Suisse !
Dimanche 04 novembre 2012

Credit: Jocelyn Etienne

C'est la classe !

Départ de Beaulieu (34) vers 12h30, arrivée au CERN à Genève vers 17h30. Une heure de plus que prévu à cause du voyant d’huile du véhicule qui s’éclaire et qui m’oblige à faire un arrêt supplémentaire pour trouver de l’huile, mais surtout par la faute d’une météo exécrable, une pluie dense qui force à rouler au pas sur l’autoroute. J’évite la taxe autoroutière suisse exorbitante, mais ensuite, le GPS tient absolument à me faire pénétrer dans la CERN par une porte dérobée alors que l’entrée B m’a été chaudement recommandée.

A l’accueil de l’hôtel, on me fournit un laisser-passer et le badge qui permet d’accéder à ma chambre (n°122, première étage, bât. 41), au parking etc… C’est la classe !

Credit: Jocelyn Etienne

L'argent local a la particularité d'être très coloré

Dans le couloir, je croise Nicolas Arnaud de l’IN2P3, principal organisateur du stage. Rendez-vous au restaurant, pile poil à l’heure dite (je dois avoir du sang suisse dans les veines).

En attendant les retardataires, je vais retirer de l’argent local qui a la particularité d’être très coloré (Arthur Honegger et Le Corbusier ne diront pas le contraire). Mon beau billet vert de 50 francs n’est pas sur la photo, je l’ai transformé en frites, veau et endives entre 19 h et 20 h.

Crédit: Jocelyn Etienne

Une salle de conférences qui a sans doute vu passer nombre de brillants chercheurs...

Avant le repas, Mick Storr, autre GO du CERN, nous fait alors visiter le « main building » dans lequel on peut croiser des prix Nobel si on a de la chance.

Dans un couloir, on entend presque les cerveaux qui crépitent (bon, pas trop un dimanche soir quand même, bien que la bibliothèque soit ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 tout l’année), d’autant que c’était derrière l’une de ces portes que le web (attention, le web ! pas internet…) a été conçu.

Enfin, on a l’honneur de s’installer dans une salle de conférences rénovée qui sans doute vu passer nombre de brillants chercheurs faisant résonner les murs de non moins brillants exposés.

Puis retour dans ma chambre où je constate que la propreté et l’ordre suisse ne sont pas des clichés…

A suivre…

Jocelyn Etienne est enseignant au lycée Feuillade de la ville de Lunel.

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Early last week Margaret Thatcher, former British Prime Minister, passed away, aged 87. She was a charismatic figure who was known internationally for being a strong and decisive leader. She had close political ties with President Ronald Reagan, she opposed the communist policies in Eastern Europe, and she was skeptical of increasing integration of the UK with Western Europe. Her actions and legacy are entwined with the global political stage at the time. However, in the UK she was very divisive and at times controversial, and even to this day there is a mixture of high praise a bitter resentment about her policies. Much has been said about her legacy over the past few days, and I think that, regardless of one’s own views, one of the best things we can say about Thatcher is that she knew what her vision was, and she pursued it with a great deal of energy and enthusiasm.

Thatcher, the politician (Mirror)

Thatcher, the politician (Mirror)

During her undergraduate years, Thatcher was a chemist at the University of Oxford. It was only later that she studied law and became a politician, so from her very early career she had an appreciation for science. She knew about the care and attention needed to make discoveries, the frustration of waiting for data, and the need for peer review and skepticism. Given her status as an international leader, she had the opportunity to visit CERN in the early 1980s, but as a scientist she took so much more away from the visit than we could have expected.

Thatcher, the chemist (popsci)

Thatcher, the chemist (popsci)

She’d asked to be treated like a fellow scientist, and her questions showed that she had taken her background reading about CERN seriously. She asked why the proposed accelerator, LEP, would be circular and not linear. This is not an easy question to answer unless the person asking has knowledge about how accelerators work. After a discussion with Herwig Schopper, then Director General, she came back to the UK as an ambassador for CERN and LEP was approved in the UK shortly afterwards. One of her questions was very astute. When told that the LEP tunnel would be the last at CERN she knew from experience that scientists will usually want to go further with their research and in particle physics at the energy frontier, further usually means larger. It’s true that CERN has reused the LEP tunnels for the LHC, but there are also proposals for even larger projects that will probe even higher center of mass energies.

Thatcher must have made a very good impression on Schopper during her visit. A recent Scientific American article has revealed that she was told about the discovery of the W and Z bosons before the information was made public. This letter shows that Schopper kept his promise and trusted Thatcher to keep the tantalizing and preliminary evidence to herself:

Schopper writes to Thatcher (Scientific American)

Schopper writes to Thatcher (Scientific American)

When the news of the \(W\) boson discovery was public she wrote to Peter Kalmus of Queen Mary College, London, to offer her congratulations. Naturally she made a point to mention that there was a significant British effort behind the discovery:

Thatcher's letter to Kalmus

Thatcher's letter to Kalmus

On the one hand, Thatcher was genuinely excited about CERN and the research, but on the other she was a fiscally conservative politician with monetarist policies and she had to defend the spending to her colleagues, and to herself. She had to make sure that the physicists at CERN were using the funding effectively, and delivering high quality scientific results for the spending. During a visit to the Super Proton Synchrotron she spoke John Ellis, who introduced himself as a theoretical physicist. The conversation continued:

Thatcher: “What do you do?”
Ellis: “Think of things for the experiments to look for, and hope they find something different.”
Thatcher: “Wouldn’t it be better if they found what you predicted?”
Ellis: “Then we would not learn how to go further!”

Once again Thatcher knew what question to ask, and Ellis knew what answer to give. Thatcher seemed convinced and knew that the people at CERN has the right attitude when it comes to discovery and use of public money. You can see some media coverage of her visit to the UA1 (Underground Area 1) site on the CERN Document Server.

In 1993, three years after Thatcher left office, David Miller from UCL came up with an analogy for the Higgs field where Thatcher played the central role. Essentially we can think of the Higgs field like a room full of people milling around at a cocktail party. Someone famous and popular enters the room, and all of a sudden people crowd around, making this person’s journey through the room harder. They take longer to get up to a good walking speed, and when they are walking they become harder to stop. That’s essentially what mass is- a measure of hard it is to change an object’s velocity. The analogy goes further, to include rumors being spread from the vicinity of this famous person. They would spread in small groups of people, and each group would have its own “mass”, which is what the Higgs boson is, it’s just an excitation of the field in the presence of matter. Who was the famous person in this analogy? Margaret Thatcher, of course!

Thatcher and the Higgs field (Quantum Tangents)

Thatcher and the Higgs field (Quantum Tangents)

So her legacy with CERN is one of a scientist and a politician. She was genuinely excited to see the discoveries take place, she met with the scientists personally and interacted with them as another scientist. She took the time to understand the questions and answers, and even challenged the physicists with more questions. At the same time she put the projects in context. She had to defend the experiments, so she had to challenge the physicists to give her the information she needed to get the support from the UK. In a sense she knew the need for public outreach, to open up CERN’s scientific program to scrutiny from the public so that when we want to push back the frontiers even further we can count on their support.

If we’re to keep pursuing scientific discoveries in the future, we need scientifically literate and inspired politicians. It would be tempting to say that they are becoming more and more rare, but in reality I think things are more favorable than they have been before. With the recent discoveries we’re in a golden age of physics that has made front page news. Multimedia outlets and the internet have helped spread the good word, so science is high in the public consciousness, and justifying further research is becoming easier. However before the modern internet era and the journalistic juggernaut that comes to CERN each time there’s a big announcement it fell on the shoulders of a few people, and Thatcher was one of them.

(I would like to thank John Ellis for providing help with his quote, and for giving the best answer when asked the question!)

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Le premier avril, j’ai annoncé ici que le CERN donnerait dix bosons de Higgs pour remercier le public pour son incroyable intérêt pour la recherche faite au CERN. Environ 1500 personnes se sont inscrites pour ce tirage au sort. Plusieurs ont décrit leur enthousiasme, expliquant combien ils aimeraient en avoir un et ce que cela signifierait pour eux. D’autres n’ont pas été dupes, mais ont voulu jouer le jeu.

C’était vraiment amusant d’avoir la chance de jouer un poisson d’avril qui a fait marcher des gens partout dans le monde. Les inscriptions sont venues de lieux aussi divers que le Pakistan, le Rwanda, la Finlande, le Canada, l’Australie, la Chine et le Portugal. Cela montre l’intérêt incroyable que le boson de Higgs a généré sur tous les continents.

J’ai utilisé un générateur de nombres aléatoires pour sélectionner les gagnant-e-s qui viennent du Mexique, Royaume-Uni, Etats-Unis, Biélorussie (3), Russie (3),  Kazakhstan et Pays-Bas. Une grande partie des entrées venait de Biélorussie et de Russie où un site d’information populaire a reproduit la nouvelle. Les gens ont mordu, même si, comme chacun sait: “Первого апреля никому не верю!” (Le premier avril, ne fais confiance à personne).

Même des étudiant-e-s en physique se sont fait prendre au piège tant leur désir d’avoir leur propre boson de Higgs était fort. Bien sûr, c’était un peu tricher que d’utiliser la renommée du CERN puisque cela donne beaucoup de poids peu importe l’annonce. Mais beaucoup se sont bien amusé-e-s: un homme a essayé de me soudoyer avec un monopôle magnétique. Une femme a promis de le nourrir seulement avec les meilleurs particules. Une autre a dit qu’elle avait déjà beaucoup d’antimatière et saurait comment bien prendre soin d’un boson de Higgs. Un étudiant en physique a indiqué que compte tenu de la courte durée de vie de ce boson, il craignait de se retrouver avec seulement deux bosons W ou Z. Une personne a exprimé combien il était bien que le CERN partage. Certains ont demandé un bosun, bozzon ou bison de Higgs. Un homme m’a dit combien l’obtention d’un boson pourrait l’aider à gagner le coeur de son amie alors qu’il était sur le point de la demander en mariage. Un étudiant très déçu a répondu que les physicien-ne-s étaient cruel-le-s quand il a réalisé que c’était une blague. Il a vite changé d’avis en apprenant qu’il était l’un des dix heureux gagnants.

Des bosons de Higgs spécialement faits pour cette occasion et tout juste échappés du zoo de particules sont en route vers leur nouvelle vie où tous les gagnant-e-s ont dit qu’ils et elles allaient les accueillir chaleureusement.

Pauline Gagnon

Pour être averti-e lors de la parution de nouveaux blogs, suivez-moi sur Twitter: @GagnonPauline ou par e-mail en ajoutant votre nom à cette liste de distribution

 

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For April first, I wrote that CERN was to give away ten Higgs bosons in a gesture to thank the public for its incredible interest in CERN’s scientific research. About 1500 people eagerly entered the lottery. Most of them wrote very enthusiastic notes, explaining how much they would love one and how much it would mean to them. Many people were not completely fooled but played along just as eagerly.

It was great fun to have a chance to play an April Fools joke that got people all over the world. Entries came from places as diverse as Pakistan, Rwanda, Finland, Canada, Australia, China and Portugal. This shows the incredible interest the Higgs boson has generated on all continents.

I used a random number generator to select the winners who are from Mexico, UK, USA, Belarus (3), Russia (3), Kazakhstan and The Netherlands. Nearly half the entries came from Belarus or Russia, where a popular news agency ran the story. People fell for it even though as everyone knows: “Первого апреля никому не верю!” (On April first, do not trust anyone).

Even some physics students fell for it, so strong was their desire to get their own Higgs boson. Granted, using CERN’s fame is cheating a bit, giving any claim a lot of clout. But many played along: one tried to bribe me with a magnetic monopole, while another promised to feed it only the best particles. Another woman said she already had lots of antimatter and would know how to properly care for a Higgs boson. One physics student said that given the short lifetime of a Higgs boson, he might end up with just two W or Z bosons. One person expressed how great it was for CERN to share. Some asked for a Higgs bosun, bozzon or bison. A guy told me how much this would help him win his girlfriend’s heart as he was about to propose to her. A very disappointed student replied physicists were cruel when he realized it was a joke. But I hope he changed his mind when he found out he was one of the 10 lucky winners.

Custom-made Higgs bosons recently escaped from the Particle Zoo and are on their way to their new home, where all the winners said they would warmly welcome them.

Pauline Gagnon

To be alerted of new postings, follow me on Twitter: @GagnonPauline or sign-up on this mailing list to receive and e-mail notification.

 

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Hangout with CERN, anyone?

Tuesday, February 12th, 2013

I’m helping organize the ongoing Hangout with CERN series of events, and this Thursday I get to host. To make the event a success, I need your help! Interested? Read on…

Hangout with CERN happens each week at 17:00 CET, 11 AM EST, or whatever you want to call that time. It’s an informal Google+ hangout in which physicists, engineers, IT experts, and other folks from CERN connect to tell you about what we do here. In our latest format, we devote two weeks to each topic. The first week introduces the topic and lets you hear experts describe their work, along with a quiz and a few questions from the public. (We monitor comments on Twitter and YouTube the whole time.) The second week – which is the part I work on – is even more informal: we try to have a few guest members of the public, get to more questions, and so on.

Here’s last week’s video, entitled “LHC and the Grid – The world is our calculator,” which discusses the worldwide computing system we use to analyze all the data from the LHC:

Next week’s event on Google+ is here. We’ll be discussing the same topic, and we want to hear your questions about it. Do you have a question? Might you want to participate live in the hangout and ask your question directly? Let me know in the comments!

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En 2012, l’année du Dragon a retenti avec un rugissement: une belle découverte et une meilleure compréhension du fonctionnement de la matière. Qu’en sera-t-il de l’année du Serpent pour le CERN ? Ce serpent pourrait bien représenter la longue et sinueuse route qui nous attend avec tous les projets de préparation du Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) à une exploitation à plus haute énergie.

Lundi 11 février à 6:00 heure de Genève, le LHC mettra fin aux collisions de particules, marquant le début de travaux d’améliorations d’envergure pour tous les accélérateurs du CERN. Ce sera la première des trois longues pauses prévues pour permettre des améliorations au principal accélérateur, le LHC. Le but est de pouvoir augmenter l’énergie, passant de 8 TeV à 13, voire même 14 TeV. Et qui dit plus grande énergie, dit possibilité de découvrir des particules encore plus lourdes.

Il ne s’agit pas de jouer à qui trouvera la plus grosse particule, mais bien de trouver le passage secret vers de nouvelles théories.

Puisque l’énergie (E) et la masse (m) sont en fait deux formes différentes d’une même essence, comme le stipule l’équation bien connue E = mc2, où c2 agit comme un facteur de conversion entre les deux, lorsqu’on augmente l’énergie on peut créer des particules plus massives et jamais observées auparavant. Cela accroîtra aussi le taux de production de particules connues – comme le nouveau boson récemment découvert – et nous permettra de mieux les étudier.

La découverte de nouvelles particules nous indiquerait ce qui existe d’autre dans l’Univers. A ce jour, le Modèle Standard de la physique des particules décrit seulement la partie visible de l’iceberg, soit la matière qui nous compose, nous et toutes les galaxies. Mais on sait que la matière noire existe, même si les scientifiques n’ont aucune idée sur sa véritable nature. On sait juste qu’elle compte pour 26% de la matière contenue dans l’Univers alors que la matière ordinaire fait à peine 4%. Le reste, soit 70% du contenu de l’Univers, vient sous une forme d’énergie inconnue appelée énergie sombre qui est responsable de l’accélération du taux d’expansion de l’Univers.

Loin d’être une période de repos, cette longue pause promet d’être intense pour tous les gens du labo. Les physiciens et physiciennes des accélérateurs, ingénieur-e-s et personnel technique s’affaireront aux diverses consolidations et améliorations nécessaires. Pour le LHC, le gros du travail consistera à ouvrir les 1695 interconnexions  entre les cryostats des aimants et à renforcer chacune des 10170 jonctions électriques entre les aimants dipôles et quadripôles.

On prévoit la réouverture du complexe des accélérateurs en 2014, avec la reprise complète des opérations du LHC en 2015.

Pratiquement toutes les expériences du CERN seront améliorées, non seulement celles opérant au LHC mais aussi celles utilisant les faisceaux des plus petits accélérateurs.

Les expérimentalistes termineront leurs analyses, souvent après avoir tout optimisé les données accumulées avec les plus récents algorithmes de calibration et de reconstruction. Ceci assurera que de nouveaux résultats continueront à être publiés régulièrement.

Finalement, le CERN tiendra une journée « portes ouvertes » dimanche le 29 septembre pour le grand public. Une occasion inoubliable de voir ce qui tient des milliers de scientifiques si occupé-e-s. A ne pas manquer.

Pauline Gagnon

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